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| Ses amis parlent de lui ... |
> René BAROTTE, critique d'art :
« Palué sait placer la touche qui transforme une composition tout entière et c'est dans la vie qu'il nous plonge avec ses marines pleines de silences, ses portraits à la fois précis et charmants où, soudain, tout près d'un orangé, d'un jaune, d'un vert tendre, le ton plus sombre du regard laisse pressentir l'âme, la ligne discrète de la bouche annonce la naissance d'un sourire. Il ne néglige pas pour autant la représentation des objets les plus humbles : une chaise dont il fait un tableau étonnant, un rabot, un pichet qui, grâce à lui, ont quelque chose d'humain. Sans en avoir l'air, car il est modeste, Pierre Palué a fait partie de ces rares peintres qui ont renouvelé l'art figuratif. Son style est raffiné, subtil. Son écriture est bien à lui. Avec rigueur et poésie, il magnifie tout pour notre joie. »
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> Jean-Jacques BOMPARD :
« Peintre dans l'âme, Pierre Palué aimait à faire partager sa connaissance de l'univers de la peinture. Ses convictions, ses découvertes, également ses émotions, il les communiqua à tous ses élèves de l'école qu'il anima, dans la Drôme à Romans, dès le début des années cinquante.
Alors jeune garçon, accompagné de ma mère, j'étais de ceux-là. Ainsi débuta un parcours de plus de cinquante ans devenu, avec le temps, un dialogue entre le peintre, dont l'expression picturale empreinte de sérénité, était l'aboutissement d'une démarche qui n'empruntait rien à la facilité, et celui, son ancien élève, qui l'invitait par ses remarques et ses questions à aller plus loin que les apparences.» |
> Raoul CHRÉTIEN :
« J'aime les peintres sérieux. Pierre Palué est de ceux-là, et c'est une chose qui a de l'importance. Car les plus brillantes qualités ne serviraient à rien sans l'amour du métier, du travail, de la lutte quotidienne. Elles ne serviraient, elles ne servent, trop souvent, qu'à attraper un tour de main, à se fabriquer ce qu'on appelle un style et qui n'est qu'un procédé.
Rien de semblable avec Palué. C'est un bûcheur. Il lui eût été pourtant facile de s'installer dans un confortable quiétisme : ses premières toiles étaient suffisamment bonnes pour qu'il pût en faire une sorte de prototype d'où serait partie la grande série. Il eût pu tout aussi bien - ayant assez de brio pour cela - s'amuser à nous déconcerter en sortant à chaque saison un « modèle à sensation ». Il a préféré la route difficile, il n'a pas éludé la tâche ingrate, il n'a pas esquivé les périodes de transition où les toiles ne plaisent pas parce que l'ambition est haute et que les résultats sont lents à venir. Le mot de « recherche », si galvaudé, prend avec lui tout son sens. Ses différentes « époques » (acceptons encore ce mot) ne sont nullement gratuites, elles sont les étapes logiques dans la poursuite d'un but très précis. Le résultat, c'est qu'aujourd'hui Palué sait ce qu'il fait, et le fait bien. Croyez-moi, un peintre peut être fier d'en arriver là. »
PRÉFACE - Novembre 1958  |
> Yves GRAILLAT, son ancien élève :
« C'est au lycée de Tournon que j'ai rencontré Pierre Palué. C'était l'époque où le professeur Nury nous faisait découvrir la littérature, le poète Dodat nous expliquait le cinéma et la troupe de Jean Dasté nous initiait au théâtre. Dans ce lieu privilégié nous aimions retrouver la salle de dessin du premier étage où officiait cet homme généreux et bon qu'était Pierre Palué. Il allait créer l'école d'art de Romans et exposer dans les plus grandes galeries. Il réunissait en lui l'amour de l'art et l'amour des autres. Lorsqu'il arriva au terme du chemin, on put reprendre les paroles d'Isabelle Rivière parlant de son mari à Jean Copeau : « Je vous assure qu'il y a en lui une voix qui vient de Dieu.» |
> Robert FERRIER :
« Un auteur contemporain a écrit : « La terre est le sacrement du ciel. Tout ce qui se voit annonce et prépare ce qui ne se voit pas ». J'ai chaque jour, devant les yeux, une toile de notre chavannais : un port, immobile, ou un ciel vert annonce une journée qui va s'illuminer de soleil. Chaque jour ce calme impressionnant m'annonce la paix et laisse transparaître la joie, celle qui se cache au cœur de l'univers des hommes. C'est là, sans doute, le message de mon ami. Ainsi une après-midi, devant moi, dans son atelier, il déchira une série de dessins sortis de ses cartons qui laissaient paraître quelque agressivité par la dureté de leurs traits : « Je ne veux pas ajouter de l'angoisse dans le monde ! »
Le grand peintre donne de l'éternité à un paysage quotidien. Paysage qui devient pour un croyant tel que Pierre Palué le langage secret de sa foi. Remercions-le de nous donner, par ses tableaux, un message de bonheur et remercions les habitants de Chavannes de nous offrir cette révélation, sur leur terroir, dans un lieu qui se découvrit, pour moi, silence et mystère. »  |
> Robert MORAN, critique d'art :
« J'ai connu Palué le pédagogue, l'artiste, l'érudit, le passionné des peintres et de la peinture... J'ai connu aussi l'homme... Dans chacun de ces états, il était à la fois sûr, direct, franc et d'une loyauté qui n'avait d'égale que sa fidélité. Mais sous les certitudes, et qui n'en a pas, Pierre était le plus souvent à la recherche de l'absolu. Il questionnait, attendait un avis et se saisissait du moindre des mots pour reprendre son analyse, sa réflexion, se conforter dans son travail pictural, remettre en question ses préférences artistiques. Pierre donnait autant qu'il recevait... Pendant près de trente ans, amis que les distances ne séparaient pas, nous avons tant échangé, tant construit, tant spéculé, tant travaillé et écrit ensemble que je suis plus riche aujourd'hui de savoirs et de questions auxquelles répondre. Me manquent désormais cette intelligence, cette paix, cette chaleur, ces silences complices que je trouvais dans son atelier et qui apaisaient mon âme me redonnant assurance et bonheur de persévérer.» |
> Raymond HERMANN :
« Chez cet artiste discret, s'affirme une rare maîtrise qui, d'une année à l'autre, se concrétise sous la forme d'œuvres toujours plus puissantes, d'où le superflu anecdotique est énergiquement banni. » |
> Henri GINESTE :
« Parmi les peintres que nous avons eu l'honneur de présenter dans nos éditions, rares sont ceux qui, comme Pierre Palué, ont atteint une plénitude d'expression, en parfait accord avec la nature et eux-mêmes, qui ont su communier avec autant de ferveur et d'amour, dans une création sereine et tranquille. Il faut voir là le reflet d'une personnalité bien affirmée qui, dans sa vie quotidienne et familiale, autour de cette table ouverte aux amis dans sa ferme-atelier de Chavannes, au milieu d'une nature à la fois austère et riante, a trouvé l'équilibre essentiel à sa source d'inspiration. Cette oeuvre qui est une transposition de la nature, est aussi une architecture de la forme et du volume, par un style qui lui est bien personnel. Pierre Palué arrive à l'essentiel de la synthèse non seulement dans le dessin, mais aussi dans les valeurs, proches les unes des autres, mûrement pensées et analysées, et surtout dans la couleur qui n'est jamais criarde ou vulgaire. Malgré une apparente simplicité, par la magie secrète de l'art, ce qui semble statique devient mouvement, le miracle à nos yeux s'opère, et nous assistons à la naissance de la vie dans cette oeuvre d'exception pleine de discrétion poétique.
Dans le silence intérieur d'une nature calme, le repos salutaire vous offre l'heure propice à la méditation. Ici « le temps suspend son vol », la main de la création a donné, avec sûreté et virtuosité, le cliché instantané d'une minute qui aura le rare privilège d'être éternelle. Pierre Palué peut être fier de son oeuvre. Elle sort des sentiers battus pour fuir toute complaisance de mode et s'inscrire dans la pure tradition de la véritable peinture qui n'a pas d'époque. » |
> Jean CHABANON :
« Voici cinq ans, j'ai connu la peinture de Palué. Avant l'homme. Un dialogue s'établit entre elle et moi. A vrai dire, une conversation sur le mode banal, les toiles exprimant naguère des sensations éprouvées sur nature. Impulsivement. Ainsi font les êtres généreux. Puis elles devinrent plus secrètes - je veux dire moins faciles d'accès - plus réinventées disent les critiques, mais gardant un visage limpide et cette chaleur du cœur qui les caractérisent. L'homme - malgré la discrétion observée comme une règle - commençait à imposer son esprit, à préciser un style qui lui est personnel. Et Palué, jour après jour, patient, acharné, réfléchi, cent fois sur le chevalet parfait son ouvrage, l'amène à l'état de pureté. Sur la toile, un bain de lumière enveloppe les contrées ardéchoises, les poèmes de la vie silencieuse, actuel domaine de Pierre Palué. Le peintre, en bas de la toile, d'une écriture serrée, discrète, peut signer, mettant ainsi la finale d'une oeuvre claire, faite pour la joie de l'œil et de l'esprit. Dans elle, aucune flatterie, mais un chant harmonieux exaltant la beauté d'un monde que d'autres voient noir, laid, cruel.
Je connais à présent l'homme, aussi puis-je tracer ces lignes qui ne valent que par leur sincérité, et lui souhaiter d'être toujours ainsi : tel qu'en lui-même. La leçon de Palué doit être comprise de tous. Elle nous aide à vivre mieux. Dans l'amour du beau. »
PRÉFACE 1956 
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> Marcel SAUVAGE :
« J'ai déjà écrit du peintre de Chavannes pour louer sa ferveur ouvrière et sa discrétion. Discrétion de l'attitude et du goût, disais-je. Discrétion précieuse de la nuance, du jeu des nuances, des gammes et des accords de nuances, poussée jusqu'au raffinement qui étonne parfois, mais qui témoigne ensuite, pour simple et familier qu'il soit, d'un assez bel accent d'aristocratie. Palué, toutefois, ne se livre pas aussi facilement qu'on le pourrait croire. Cela, quand on y regarde bien, ajoute peu à peu à l'intérêt particulier qu'il impose et qu'on lui doit. Voilà un artiste dont j'ai vanté la délicate fraîcheur d'impression et d'expression, mais dont le graphisme peut être singulièrement incisif, cursif, et le tachisme, à l'occasion, des plus vifs aux limites mêmes du figuratif et de l'abstrait. Palué, dont la ferveur ne se lasse pas, est un artiste aussi sensible que réfléchi, de caractère, par moment, didactique. On ne peut le considérer sans respect quand on sait que, chaque année, l'homme fait retraite, assez longuement, pour établir ou rétablir le bilan d'une foi religieuse qu'il sauvegarde comme une lumière intérieure et de la foi qu'il nourrit au grand jour, passionnément, pour tout ce qui concerne l'art. »
EXTRAIT DE PRÉFACE - Mars 1964
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> R. de CAZENAVE :
« Palué, on pourra sans peine s'en convaincre, est bien l'homme de sa peinture - qualité méritoire s'il en fut - se tenant à mi-chemin entre l'excès qu'il condamne et la monotonie qui affaiblit l'intention. N'aime-t-il pas plus que tout la mesure et l'harmonie qui sont, sans conteste, les deux nobles penchants de sa nature profonde. En tant que tel, il est de ceux qui n'éprouvent apparemment de goût que pour l’œuvre construite, méditée, voire sévèrement conçue, mais sachant bien qu'au-delà, leur véritable chemin les mènera où ils veulent aller, c'est-à-dire à ce savoureux accord d'où fuse une sorte d'évocation poétique qui échappera, elle, à tout calcul. Chacune de ses oeuvres démontre, en effet, que Palué ne redoute guère de se laisser tout d'abord prendre à ce piège merveilleux qu'est la toile blanche, remettant à plus tard le soin de s'en dégager afin d'être à l'heure aux multiples rendez-vous qu'un peintre digne de ce nom se fixe sans cesse avec lui-même. Je souhaite que, comme moi, l'on goûte quelque plaisir à suivre cette démarche singulière mesurant ce qu'elle comporte d'intelligence et de sensibilité. Que l'on en mesure aussi l'efficience quand elle atteint à l'extrême qualité des oeuvres qu'il nous présente aujourd'hui. »
EXTRAIT DE PRÉFACE - Novembre 1964
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> SAINT-EVREMOND :
« Il est impossible de nier le charme grave et savoureux qui rayonne du travail calme et réfléchi de Palué, non plus qu'on ne songe à nier l'évidence. L'art du peintre est servi par un amour si compréhensif et si intuitif de la nature, il règne dans son oeuvre une si complète connaissance de l'atmosphère côtière et marine qu'on en ressent les bienfaisantes effluves. Chantre des gris dont il varie la gamme à l'infini, il excelle à les opposer à de fulgurants orangés et à des bleus sourds que soulignent des jaunes francs et chantants.
Cette « peinture du bonheur » s'intègre entre un intimisme d'extérieurs et une réalité poétique sensible à l'usage de ceux qui aiment à définir clairement ce qui demeure impalpable et subjectif. »
FRANCE - AMÉRIQUE - Octobre 1965  |
> Guy VIGNOTH :
« Le dessin est l'alphabet des peintres. Dans toutes les périodes, le dessin reste le langage immémorial de l'homme.
C'est, avec le rire, ce qui le distingue de l'animal. L'Homme de la préhistoire a mémorisé l'animal sur la roche par ses dessins, préfiguration de la capture. Puis, avec le temps, il a réduit le dessin à un acte germinal et préparatoire. On parla d'Art mineur. Aux XVe et XVIe siècles l'idée de dessin, considéré comme oeuvre autonome, s'amplifia.
Aussi, il est capital pour un artiste de publier, de faire partager sa spontanéité du trait, ses palpitations du graphisme. Les dessins, les lavis, les aquarelles de Pierre Palué veillent comme une conscience. Avec ce dépouillement des moyens, cette modestie contenue à l'extrême. L'eau écoute le ressac entre les bateaux de Venise, d'Arcachon, de Saint-Tropez, d'Aigues-Mortes ou du Pont Neuf à Paris. La neige devient pure, hors de toute théorie, de tout savoir, sans emphase. Ses paysages de Chavannes, du Dauphiné, sont détente, repos.
L’œil et la main de Palué savent qu'avec le dessin, maîtrisé, tout est possible. »
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> Jacques DUBOIS :
« Rares sont les peintres qui, pour avoir totalement maîtrisé la technique de l'aquarelle, élèvent ce procédé au niveau d'un mode d'expression à part entière. Pierre Palué est de ceux-là, dont les lumineuses harmonies de couleurs traduisent avec infiniment de justesse, la transparence des eaux, l'éclat d'un ciel d'été ou la texture des vieilles pierres d'un palais vénitien. Dessinateur, Palué cerne la forme d'un trait nerveux et sensible, et ne retient que l'essentiel des lignes et volumes. Mais que ce soit couleur ou graphisme, s'impose toujours chez l'artiste, cette volonté de purisme, ce refus de sacrifier à la facilité dont témoigne chacune de ses oeuvres. » |
> Walter S. LUTZ :
« Une aquarelle... quelques gouttes d'eau colorée. Palué, dans son noble art figuratif, son écriture bien à lui, nous fascine par son harmonie, son optimisme et son émotion qu'il communique dans ses aquarelles tendres et nuancées. Dans ces images, il y a la lumière à nuances multiples, la terre dans son calme et sa sérénité, l'air pur non pollué, et surtout l'eau, beaucoup d'eau pleine de silence. Ces quatre éléments forment les corps et s'il est vrai que le corps est le temple de l'esprit et l'eau la première matière de l'univers, nous pourrions penser que dans les quelques gouttes d'eau nécessaires pour réaliser une aquarelle, il y ait aussi une trace spirituelle, une sorte de génie réduit à l'essentiel.
Pierre Palué sait tout cela, il y pense quand il travaille. C'est pour cette raison que sa poésie picturale, son style raffiné et subtil, sa modestie aussi, se transmettent à ceux qui le regardent. Ses oeuvres ont quelque chose d'humain, elles reposent sur un mystère tout simple : notre vie quotidienne. La leçon de l'artiste doit être comprise par tous. Elle nous aide à vivre mieux, dans l'amour de la beauté. Une aquarelle... quelques gouttes d'eau colorée. Merci à Pierre Palué ! »
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> Lydia HARAMBOURG :
« Amarrée sur la Seine comme une nef, l'antique Lutèce demeure la mémoire collective de notre histoire. Sur fond de ciel aux couleurs changeantes de l'Ile-de-France, les siècles ont modelé le visage d'un Paris qui n'a cessé d'inspirer les artistes. Chaque siècle y a laissé son empreinte, et partout le passé cohabite avec le présent.
Pierre Palué n'est pas resté insensible à cette ordonnance magique de la capitale. A son tour, il nous invite à regarder avec des yeux nouveaux ce que nous croyions si bien connaître. Ses oeuvres renouvellent pour nos regards émerveillés, les vues familières qui se modifient sous l'effet d'une lumière toujours exceptionnelle. Il fait chanter toutes les gammes d'une palette accordée aux couleurs des saisons et célèbre, avec la rigueur qui est la sienne, les beautés connues et cachées de la cité. »
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> Bernard CLAVEL :
« Et il y a dans les toiles de Palué, cette intensité, ce bouillonnement c'est par delà un silence, une épaisseur de calme qui font penser - même lorsque le soleil éclate - à un automne un peu sourd, à un sommeil chargé de rêve. Oui, il y a du rêve dans la réalité de Palué comme il y a du sommeil sur la vie de ses chemins, de ses arbres, de ses maisons, de son eau immobile où dorment des bateaux.
Palué, c'est le peintre conscient, si j'ose dire, de tout ce que la réalité peut apporter à notre soif de rêve. Dire que nous nous évadons à travers sa peinture serait un non-sens, car elle ne nous en laisse pas le droit. Sous cette apparence de douceur se cache une force qui nous empoigne et nous impose un itinéraire précis. Devant le peinture de Pierre Palué, on peut s'interroger sur la densité des choses, sur la place que tiendra dans notre existence le souvenir d'un champ de seigle, entrevu de la route, entre les arbres qu'écrase un peu le poids du jour. »
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> Claude LIBERT :
« Pour nous raconter Venise, sans tomber dans le déjà vu, Palué a su éviter tous les pièges. Il réduit les choses à l'essentiel, recompose les plans et les volumes grâce à une lumière en dégradés d'ocré et de bleu, posés en aplats. On devine dans chaque tableau une composition rigoureuse rythmée par les lignes verticales et horizontales qui se répondent, créant un plaisir intellectuel et presque métaphysique qui n'exclut pas une poésie subtile. Venise vue par Palué, est une Venise de l'équilibre "sculptée" par une lumière venue de nulle part. Une Venise nouvelle et malgré tout éternelle.»  |
> Raphaël Georges MISCHKIND :
« Sa peinture ne ressemble à aucune autre. C'est que Palué est un peintre à la fois secret et limpide. Il faut pénétrer dans cet univers, paisible comme un grand fleuve étale. Oeuvre rare dans les tons, élaborée dans le dessin, cette peinture apaisante, et, au premier abord, facilement visible est, en fait un mystère attirant à la limite d'un onirisme mystérieux.
Je crois, qu'à son sujet, on peut parler "d'intimité du paysage", mais aussi d'un "langage de la clarté" plus secret qu'on ne le pense.
Il est nécessaire, après avoir contemplé, de chercher à pénétrer, à aimer, et dans le sens fort du terme à "posséder". Mais on ne possède jamais un Palué". A partir du moment où vous avez choisi de vivre en intimité avec une de ses oeuvres, vous lui appartenez. »
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> Yann LE PICHON :
« Les visions de Pierre Palué semblent hésiter entre l'en deçà et l'au-delà, l'espérance et la foi, la mémoire et le rêve. Paléographe de l'art, il n'erre pas dans les aires indécises de ses paysages ; il persévère et s'attarde à retenir le temps qui n'est finalement qu'un espace de liberté entre les ères contraignantes de nos souvenirs. Terrae incognitae qui ne sont déjà plus la mer mais seraient bientôt le ciel : telle pourrait être définie son oeuvre méditative comme l'est la contemplation avant l'extase.
Peut être son art se réfère-t-il à l'art de créateurs qui ont su alléger et sublimer la nature et en capter les rémanences spirituelles ; mais si Cézanne ou Bonnard, Marquet ou Matisse ont pu, tels des anges gardiens soucieux de l'empêcher de heurter la matière, guider son fusain et sa plume, ses crayons et ses pinceaux, il lui ont intentionnellement laissé toutes ses chances de se conforter dans son autonomie et de se conformer, malgré son don d'ubiquité, à cette quiétude qui est l'apanage des sages arrivés à bon port.
Le génie de Palué ne serait-il pas de nous communiquer la paix que son âme a trouvée aux approches du divin ? »
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> Claude MAGNAN :
« En ses horizons de lumière, entre les gris-verts des terres chaudes et la moiteur de ses ciels profonds, derrière les reflets de la mer transparente et plate, porteuse de barques et d'images renversées, on peut déceler une résonance nouvelle, comme un magique enchaînement de volumes et d'échos à travers l'espace et le temps, le ciel et la terre.
Les bateaux à quai, les villes au fond des ports, rythment le souffle large des fonds de terre, et accélèrent un mouvement qui concentre les couleurs, comme il en restitue sous un éclairage plus fantasque, les surprises fragiles. » |
> Pierre VOILIER :
« J'aime les ports paisibles de Palué, les mers apaisées, les bateaux sages, et ces mâts aux reflets tremblants sur des eaux changeantes. Aujourd'hui, sa peinture est plus jeune que jamais et sa beauté, souvent austère, est devenue plus joyeuse. Qu'il peigne au couteau ou au pinceau il a découvert une lumière, et cette harmonie subtile qui doit exister entre le dessin et la couleur.»
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> Robert VRINAT :
« L'art de Palué est la synthèse, qui dans sa perfection peut sembler normale et évidente, de qualités souvent dissociées chez les peintres, même les plus grands : le sens absolu de l'abstraction dans la structure, et la faculté de faire jouer la lumière dans l'expression du ton local, au sein d'une exécution picturale infiniment juste et subtile.»  |
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